Les Caisses d'Epargne s'engagent

Une naissance placée sous le signe de l’innovation sociétale

A l’instar de la révolution digitale qui bouleverse nos modes de vie - privée et professionnelle -, la révolution industrielle du début du XIXe siècle a posé un défi de société majeur. C’est ce défi que les fondateurs des Caisses d’Epargne ont su relever à leur création pour contrer les effets néfastes des mutations sociales alors à l’œuvre, et notamment l’appauvrissement d’une partie de la population. La lutte contre l’exclusion est au cœur de leur projet.

… et en faveur de l’inclusion financière

A l’origine, la Caisse d’Epargne a pour finalité de changer l’homme via le bon usage de l’argent et de résoudre ainsi la question sociale tout entière grâce à la moralisation, la rationalisation et l’éducation des plus humbles.

Son outil : le livret d’épargne. Accessible à tous sans exclusive de fortune, d’âge ou de sexe, sa création constitue alors une innovation majeure.

Son but : dispenser une bonne « hygiène » économique et favoriser l’inclusion financière de tous.

Un soutien historique aux acteurs de l’économie sociale et solidaire

Acteurs engagés, les Caisses d’Epargne ont prolongé leur action en soutenant sur leurs territoires les différents acteurs qui œuvrent, de manière innovante, au profit des personnes les plus vulnérables et de l’équilibre régional.

C’est ainsi que dès le milieu du XIXe siècle, elles octroient leur aide financière à diverses entités (Bureaux de bienfaisance, aux Sociétés philanthropiques, à la Société Saint-Vincent-de-Paul, etc.) impliquées dans l’aide aux plus démunis et aux plus fragiles.

Des acteurs pionniers du logement social

Dès le XIXe siècle, elles s’engagent également, en pionnières, aux côtés des acteurs de l’habitat social, pour offrir aux populations des logements modernes et innovants.

Au-delà, avec les bains-douches et les jardins ouvriers, elles participent localement au financement et à la réalisation d’un ensemble des services à usage commun novateurs, propres à améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens.

Un engagement sociétal reconnu et modernisé

Plus anciens établissements de dépôts français, les Caisses d’Epargne sont aussi les plus jeunes des banques coopératives.

Il y a 20 ans tout juste, la loi relative à l’épargne et à la sécurité financière les transformaient en banques coopératives. Elles troquaient alors leur statut d’exception pour celui de la coopération et ouvraient leur capital à leurs clients.

En incipit du texte, le législateur consacrait pour la première fois de manière explicite la vocation historique des Caisses d‘Epargne au service de l’intérêt général : « le réseau des Caisses d’Epargne remplit des missions d’intérêt général. Il participe à la mise en œuvre des principes de solidarité et de lutte contre les exclusions … ». Elle donnait également un contenu concret à cet engagement, notamment par l’affectation d’une partie des résultats au bénéfice de Projets d’économie local et social (les PELS). 

Ce cadre prescrit par la loi de réforme coopérative a favorisé une nouvelle approche - davantage professionnalisée, rationalisée, priorisée selon des orientations stratégiques fédérales -   des actions d’engagement sociétal que les Caisses d’Epargne menaient depuis longtemps localement, mais bien souvent de manière dispersée et aléatoire. Entre 2001 et 2008, ce sont 354 millions d’euros qui auront été distribués au bénéfice de plus de 18 850 PELS. 

La loi de modernisation de l’économie, votée en août 2008, a marqué la fin de l’engagement des Caisses d’Epargne sous la forme des PELS ; elle a ouvert une nouvelle ère, qui se déploie aujourd’hui dans le cadre d’une politique RSE, marqué, depuis 2008, par le financement de 11 241 projets pour plus de 229 millions d’euros. Les Caisses d’Epargne comptent aujourd’hui parmi les toutes premières entreprises mécènes en France, avec plus de 30 millions de fonds engagés sur les territoires en 2018.